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Strépy-Bracquegnies

Superficie : 770 hectares.
Altitude : entre 60 et 158 mètres.
La localité est traversée par la Haine, le Thiriau du Luc et le Canal du Centre.

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Strépy-Bracquegnies, quel nom étrange ! Certains diront que ce petit village reste néanmoins connus de tous grâce à son ascenseur à bateaux à Stépy-Thieu ou par Saint-Vincent, originaire de la commune.

Le nom Strépy-Bracquegnies est récent ; en effet, la dénomination Bracquegnies vient s’ajouter beaucoup plus tard quand la dépendance du même nom s’est rattachée au village-mère de Strépy. Nous en verrons les raisons et les conséquences par la suite.

Le village de Strépy est un des plus anciens du Hainaut; des documents en latin antérieurs au XIIe siècle l’attestent. A cette époque, la localité portait le nom de Sterpia. Puis, par la suite, Siterpies in Charboneria, Stirpeia, Sterpiz, Exterpy.
Selon une première source, ces mots proviendraient de «Stirpiacum» et voudraient donc signifier «le domaine de Stirpius». Par ailleurs, une autre explication peut être avancée. Il est aisé d’associer « Sterpis » au verbe « extirper » et au bas-latin « stirpetium ». Dans ce cas, l’origine étymologique désigne le défrichement (silva extirpata: arracher la forêt ).

Voyons un peu ce qu’il en est au sujet de Bracquegnies.
Comme pour l’explication précédente, deux possibilités peuvent être envisagées ici aussi.
«Bracciniacas» (rencontré dans un texte du XIIe siècle) signifie «les terres de Braccinius». Quand à la racine «brac» (reconnue par certains) dérivée du roman, elle donnerait à Bracquegnies la signification de «terrain boueux». Ce terme peut facilement être éclairci, en effet le hameau se trouve pris entre deux vallées profondes jouant le rôle de réceptacle des eaux provenant des versants voisins; il est aisé de dire que le terrain était continuellement recouvert d’eau et avec un sol plutôt marécageux. 

Le sol de la localité a livré aux archéologues une riche source d’études. En effet, des fouilles ont permis de mettre à jour des mines de silex, preuve de l’occupation de Strépy durant la préhistoire et plus particulièrement pendant le néolithique. Une villa romaine du IIe siècle a également été mise à jour ainsi que sa nécropole. Mais la plus intéressante découverte est sûrement celle d’un cimetière mérovingien de 120 tombes. Bref, ces nombreuses découvertes qu’elles soient haches en silex, armes, bijoux ou vases funéraires, attestent la présence continue de peuplades sur le sol de Strépy.

Dans un premier temps, le village appartenait à la seigneurie de Beloeil. La famille de Strépy acquit le fief (début XIIe-fin XIIIe siècle). D’illustres membres faisaient partie de cette famille; citons par exemple Alard le Grand qui accompagna Godefroid de Bouillon à la première croisade ou bien encore Alard de Strépy, le favori de la Comtesse Ide, veuve de Baudouin de Jérusalem. Après l’extinction de la famille de Strépy, la seigneurie passa en fief à diverses familles féodales : les Condé, les Enghien, la famille de Ligne, les Boulenghien, les Ruffaut, les de le Croix, les du Chastel de la Howardrie pour finalement en arriver à la famille de Rodoan qui conserva les terres de Strépy jusqu’à la Révolution française (1796).
En plus de la seigneurie principale, il existait quatre autres seigneuries : la seigneurie de Sotteville (réunie à Strépy en 1635) et trois seigneuries foncières détenues par des abbayes ( dont la plus connue est celle de Saint-Feuillien au Roeulx).

Libérée du joug féodal, la localité va se développer; notamment grâce au rattachement du hameau de Bracquegnies à la commune de Strépy. Comment s’est fait ce rattachement ? Dès le début du XIXe siècle, le bassin du Centre a vu se développer une nouvelle ère : l’exploitation du sous-sol et par la suite l’industrialisation. Déjà connue dès le XIVe siècle, l’exploitation de houille ne devient réellement régulière et organisée qu’en 1715 lors de la création de la Société des Charbonnages de Strépy-Bracquegnies. Jusque là, Bracquegnies n’était qu’un modeste faubourg mais petit à petit, il va devenir une importante agglomération, notamment due au fait que de nombreux travailleurs viennent s’y installer. Conséquences logiques de cette expansion fulgurante, à partir de la seconde moitié du siècle, la localité voit s’élever un hôtel de ville, des écoles primaires, une place publique, de nouvelles rues pour faciliter les communications et une nouvelle église bâtie sur les fondations de la chapelle Sainte-Anne qui dépendait de la paroisse de Strépy.

Actuellement, la commune de Strépy-Bracquegnies est occupée par de nombreuses petites et grandes entreprises. Celles-ci sont surtout implantées dans le zoning industriel créé par l’I.D.E.A. dans le cadre de la reconversion économique de la Région du Centre.

C’est à Strépy-Bracquegnies que vit le jour Vincent Madelgaire, connu par la suite sous le nom de Saint-Vincent et qui fonda la ville de Soignies.

Dans le registre touristique, il faut souligner la présence d’un véritable petit trésor naturel sur le site de la commune, ce sont les étangs de Strépy ; autre véritable petite merveille, mais cette fois technologique, l'ascenseur funiculaire à bateaux de Strépy-Thieu.