Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Actions sur le document

Historique

maison_conservatoire.jpgEn 1885, Emile Sadin, artiste musicien très renommé à l'époque, ouvre une école de musique privée et organise des cours à son domicile, plus précisément au premier étage du café "Juramie" situé sur l'actuelle Rue Kéramis.

Passionné de musique, il en assumait toutes les charges.plaque_emile_sadlin.jpg

Au cours de solfège, base de l'enseignement musical, s'ajoutèrent des cours de piano, violon, violoncelle et d'instruments à vent.

A sa création, l'école comptait 22 élèves répartis dans des classes de solfège, de piano et violon, mais très vite elle prend de l'extension.


Le succès est au rendez-vous et l'exiguïté des lieux est bientôt criante.

En 1888, pour concrétiser l'intérêt qu'elle porte à cette initiative, l'administration communale met à disposition, après les heures de cours, des locaux de l'aile gauche de l'Ecole moyenne des filles située à la rue de Bouvy. Elle lui octroya, d'autre part, un subside de 375 francs.

Emile Sadin s'éteignit en 1901. Immédiatement, bon nombre de candidats - convaincus qu'il s'agissait là d'une institution communale – en sollicitèrent la direction.

Tous se dérobèrent lorsqu'ils apprirent le caractère privé de l'école ! Tous, sauf Nicolas Jeumont, de Houdeng-Goegnies, qui repris l'école en main et poursuivi avec son dévouement et sa compétence l'œuvre de son fondateur.

Dès 1904 se pose la question de son passage dans le giron communal et de la réorganisation nécessaire. En 1905, les autorités communales subjuguées par le succès toujours grandissant de cette école et convaincues de sa vitalité, la reconnurent officiellement. L'Ecole de musique de La Louvière était née.

Nicolas Jeumont en prit officiellement la direction. Trois professeurs furent nommés et les cours de solfège, de piano, de violon et de violoncelle furent assurés de la sorte. 140 élèves étaient présents.

De 1905 à 1922, les cours de chant et d'instruments (cuivres et bois) sont dispensés. En 1922, la direction fut dédoublée. Nicolas Jeumont assurait la direction administrative et Fernand Masuy, la direction artistique. Des classes de cors, de hautbois, de diction, de déclamation, d'art dramatique, d'art lyrique, de musique, de chambre, d'harmonie et d'histoire de la musique furent ouvertes.

La même année, l'école est reconnue comme académie de musique et admise comme telle aux subventions de l'Etat.

Différents travaux d'aménagement de locaux désormais situés dans deux immeubles de la place communale seront réalisés, notamment sur la conduite de l'architecte communal Ernest Drailly, dans le courant des années 1920 à 1930.

En 1928, Nicolas Jeumont, atteint par la limite d'âge, pris sa retraite. La direction générale de l'école fut confiée à Fernand Masuy.

En 1933, l'inspecteur Radoux-Rogier proposa au Ministère des Sciences et des Arts de classer l'académie de musique de La Louvière parmi les Conservatoires de première catégorie.

En 1957, Fernand Masuy décédait. La direction du Conservatoire de musique fut confiée à Simon Poulain, ex-chef de la Musique royale des Guides. Sous sa direction dynamique, l'école connaît un essor particulier.

Le succès ne se dément pas, des concerts remarquables et des auditions de grande qualité se succédèrent. Il conviendra bien vite de moderniser les installations.

Alors que l'ancien édifice est démoli, les cours sont dispensés quelques temps dans le parc Gilsoco, rue Conreur.

Le 29 septembre 1963, c'est dans un conservatoire moderne, dessiné par l'architecte Paul Emonts, que l'inauguration des locaux et le 75e anniversaire de l'institution ont lieu conjointement avec, au programme, un concert de la Musique des Guides et de la soprano Ysel Poliart.

Ces locaux qui sont exclusivement réservés à l'enseignement artistique, comportent des classes collectives pour l'enseignement du solfège, de la diction et de l'art dramatique, des classes individuelles pour les instruments, une salle des concours ainsi qu'une salle de danse parfaitement équipée.

M. Simon Poulain prit sa retraite en 1975. Il fut remplacé par Mademoiselle Monique Visée qui occupera la fonction de directrice jusqu'en 1988. 

Mademoiselle Monique Visée pris sa retraite en 1988, année où Monsieur Thierry Paste accèda au poste de directeur. C'est sous sa direction que le Conservatoire mit en oeuvre la réforme de l'enseignement artistique.

En 2009, M. Thierry Paste prit les fonctions d'inspecteur de l'enseignement artistique. M. Jacky Colas fit un bref interim.  Jusqu'à ce jour, Dominique Sottiaux, assume la direction de cette école.

Le Conservatoire eut parmi ses nombreux élèves, la talentueuse violoniste Véronique Bogaerts.

Sources :
Histoire et petite histoire de La Louvière de Marcel Huwé, Fidèle Mengal, Fernand Liénaux, pp 578-579
La Louvière, le patrimoine d'une métropole culturelle, Institut du Patrimoine wallon, p162