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Houdeng-Aimeries

La superficie est de 792 hectares.
Un cours d’eau traverse la commune : le Thiriau.
Le Canal du Centre traverse aussi Houdeng-Aimeries.
Altitude : 106,2 mètres.

HA

Plusieurs explications concernant l’origine du nom Houdeng-Aimeries peuvent être étudiées.
Pour certains, Houdeng viendrait du roman «Hosedinium». Ce qui signifie « e domaine d’Hosedinius» et qui désigne donc la propriété du certain Hosedinius. Vu le nombre de villages portant cette racine romane, notamment en France, Hosedinius devait être un prénom assez courant ! Pour d’autres, Houdeng viendrait de la racine romane «hos» venant elle-même du latin «hossum» (le houx). Houdeng signifierait alors l’endroit couvert de houx.
Le mot lui-même a subi une longue évolution au cours des siècles (Houdain, Hosdeng, Houdé, Houdez , pour devenir enfin Houdeng).
Quant au mot Aimeries, il a été emprunté à une terre située près de Berlaimont (Nord), possession du chancelier Rolin en même temps que son domaine d’Houdeng et qui a été ajouté à ce dernier pour le différencier du domaine de Houdeng-Goegnies tout proche.

Divers vestiges des âges de la pierre et du fer ainsi que de la période romaine ont été retrouvés sur le territoire d’Houdeng-Aimeries mais c’est surtout vers le XII e siècle que l’on peut en savoir plus sur la localité.

Au début de la féodalité, Houdeng appartenait à la seigneurie du Roeulx et il en fut ainsi jusqu’à la mort du dernier seigneur du Roeulx en 1336. Il existait en même temps une maison noble : les seigneurs de Houdeng. Parmi ceux-ci, la postérité a retenu Nicolas de Houdeng qui acquis le bois du Luz (devenu Bois du Luc par la suite) et a donc, pour la première fois, mêlé la destinée de Bois-du-Luc à celle d’Houdeng.
Cependant, bien que les seigneurs de Houdeng soient nobles, ils n’étaient pas propriétaires de la terre qui porte leur nom; ce privilège revenait au comte du Hainaut.
Le domaine de Houdeng appartient ensuite à des seigneurs flamands (famille d’Abcoude de Gaesbeek). Au XVe siècle, ceux-ci décident de vendre la terre de Houdeng ; son acheteur n’est pas n’importe qui. En effet, il s’agit de Nicolas Rolin, chancelier de Bourgogne et bras droit de Philippe le Bon. Rolin était un grand mécène ; il créa avec son épouse les hospices de Beaune en Côte d’Or (la tradition affirme que lorsqu’un Houdinois d’Aimeries se rend à Beaune, un accueil chaleureux lui est toujours réservé. Ces deux régions n’étaient-elles pas unies dans un passé plus ou moins lointain?).
Mais la connaissance de cet homme influent ne nous est pas seulement parvenue par ses réalisations charitables ; en effet, le célèbre peintre Van Eyck nous a restitué les traits du chancelier dans «La Madone au Chancelier Rolin» ; en observant les vêtements du personnage, on peut un peut mieux comprendre l’amour démesuré que Nicolas Rolin portait aux fastes. Il décéda en 1462.

Après cette petite parenthèse concernant Nicolas Rolin, revenons à Houdeng-Aimeries.
La fin du XVIIe siècle est marquée par les guerres de Louis XIV contre l’Europe coalisée ; comme beaucoup de localités du Hainaut, Houdeng-Aimeries va souffrir de ces nombreuses campagnes. C’est pourquoi de nombreux habitants ont dû se réfugier où ils le pouvaient et laisser derrière eux leurs habitations et leurs récoltes.

Depuis le XIIIe siècle, du charbon était extrait à Houdeng-Aimeries. Le site minier du Bois du Luc est le témoignage vivant de l'avenir qui devait être réservé à l'exploitation charbonnière sur le territoire d'Aimeries.

La commune de Houdeng-Aimeries possédait, en 1733, un collège avec un pensionnat fondé par D. Leclercq. Grâce à cet établissement, beaucoup d’employés furent formés pour la région. En 1839, il fut fermé puis rouvert quelques mois plus tard. Une école moyenne succéda à cet établissement (1851) ainsi qu’une école industrielle (la plus ancienne du Hainaut). Ces maisons pédagogiques apportèrent beaucoup à l’industrie et au commerce.

Avec la révolution française, la féodalité disparut : il n’y eut donc plus de seigneurs à Houdeng (le dernier seigneur fut Alphonse-François de Wavrin de Villers-au-Tertre ; sa dalle funéraire est dressée contre le mur extérieur de la sacristie).
Leur habitation a disparu aussi.
Actuellement, on pense que la Ferme de la Tourre était le manoir de la famille d’Houdeng. En effet, elle appartenait à cette époque aux seigneurs d’Houdeng ; de plus, la ferme se trouvait à proximité de l’église; fait courant puisque cela permettait aux seigneurs de se rendre à l’office aisément même s’il existait une chapelle dans l’enceinte du château. Autre preuve, la Ferme de la Tourre possédait une tour (utilisée dans les premiers temps comme tour de guet pour devenir ensuite un simple élément d’ornementation). Grâce à toutes ces justifications, il semble aisé de croire que la demeure des seigneurs de Houdeng était la ferme du château. Des fouilles pourraient être entreprises ; elles permettraient sûrement de mettre à jour des vestiges de l’ancienne propriété.

La création du Canal du Centre (1877) et des ascenseurs à bateaux favorisa le développement économique et touristique de la région. La localité d’Houdeng-Aimeries comprend l’ascenseur à bateaux n°2.