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Journée de l’alpha 2020 : « Les oubliés du numérique »

8 septembre 2020, Journée internationale de l’alphabétisation

Les oubliés du numérique


Dans les 4 spots qui servent de fil rouge à sa campagne, Lire et Ecrire dénonce les exclusions que vivent les personnes en difficulté de lecture et d’écriture à l’ère du tout au numérique. Un choix qui s’inscrit dans sa volonté d’informer et de faire prendre conscience au grand public et aux responsables politiques qu’en période de pandémie ou de post pandémie, un dixième de la population ne peut continuer d’être mise à l’écart notamment en matière d’accès et d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

La pandémie a agi comme « un accélérateur » et montré que les NTIC prennent une place grandissante dans la société actuelle et que ne pas les maîtriser augmente les risques d’exclusion. Pour mettre cette réalité en scène et expliquer au grand public les situations vécues par ces citoyens, nous avons choisi de lancer une nouvelle campagne de sensibilisation en diffusant 4 spots sur les réseaux sociaux (Les scénarii de ces spots sont directement inspirés des témoignages recueillis auprès des personnes en formation à Lire et Ecrire), à partir de ce 1er septembre. Nous y mettons en scène le personnage de Rosa, une jeune femme piégée face à la dématérialisation brutale et généralisée d’un grand nombre d’activités ou de services. Pleine de ressources, mais utilisatrice peu lettrée des NTIC, elle se voit mise à l’écart de cette société qui a pensé ce virage sans prendre en compte les besoins de sa population.

Nous y découvrirons comment, à la différence de la majorité des Belges qui savent lire et écrire, disposent d’un ordinateur personnel et d’une bonne connexion internet, ces personnes ont traversé les périodes de confinement et de déconfinement. Non pas en jonglant avec le télétravail, les réunions en vidéo-conférence, les cours à distance, les apéros zoom, les démarches administratives en ligne, les séries en streaming, mais en vivant souvent ce quotidien dans un isolement et une précarité accrus.

Cette crise a montré à quel point notre modèle de société, celui qui a fait le choix d’un lent détricotage de notre sécurité sociale, d’une mondialisation accrue de notre économie et de coupes budgétaires importantes dans des secteurs essentiels comme les soins de santé ou les services publics a atteint ses limites. Ce modèle, nous en avions déjà critiqué les virages inquiétants dans nos campagnes précédentes et nos revendications politiques récentes. Sommes-nous désormais moins seuls à le penser ?

Les revendications

Le rôle de cette campagne est de questionner notre société. Et puisque cette crise porte en elle l’espoir d’un « après » plus solidaire, plus juste et émancipateur, nous voulons adresser aux responsables politiques une série de recommandations pour mettre fin à ces inégalités et lutter pour une meilleure prise en compte de la situation des personnes en difficulté avec l’écrit dans un avenir de plus en plus numérisé.

Dans l’après que nous souhaitons, les mesures suivantes sont à mettre en œuvre :

  • Mettre en place un plan ambitieux de lutte contre la fracture numérique. Tous les Belges doivent pouvoir disposer d’un ordinateur et d’une connexion internet à prix décent. Il s’agit aussi de financer plus largement la formation et l'accompagnement de ces publics aux usages des NTIC.
  • Prévoir un tarif téléphonique social aux plus démunis.
  • Garantir l’accès des personnes en difficulté de lecture et d’écriture à tous les services publics et d’intérêt général (en maintenant un contact téléphonique et une série de guichet avec présence physique).

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