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Trivières

Superficie : 731 hectares.
La localité est traversée par la Haine.
L’altitude moyenne est de 65.6 mètres.

Trivières

L’origine étymologique du nom de Trivières est fort contestée. Selon certains, Trivières aurait été le théâtre d’une épique rencontre entre les Trévires et d’autres tribus gauloises contre les légions romaines de Tibère et Drussus. Les Trévires furent tous massacrés et c’est en leur souvenir que nos ancêtres auraient appelé cette région Trivières.
Cette hypothèse peut facilement être radiée des possibilités étymologiques. En effet, les Trévires n’ont jamais occupé les contrées du Hainaut; de plus, il ne subsiste aucun texte relatant cette hypothétique bataille.
Autre possibilité étymologique, trois rivières (la Haine, la Princesse et le Rieu des Estinnes) traversent le territoire de la commune. L’évolution linguistique aurait déformé trois rivières en Trivières.
Enfin dernière hypothèse, Trivières viendrait du latin « trivium » (trois chemins). Trois chemins se rencontrent presque au centre du village. L’un mène à Saint-Vaast, l’autre à Strépy et le dernier à Estinnes.

Perché dans la vallée de la Haine, Trivières est un véritable nid archéologique.
Des fouilles ont permis d’envisager la présence d’un port artificiel creusé sur la Haine par les Romains pour faciliter le commerce de la chaux.
C’est à Trivières que l’on a également mis à jour la plus importante nécropole mérovingienne de Belgique, datant d’environ 480-610. Au total, 385 tombes réparties sur un hectare composent ce cimetière. Il est par ailleurs divisé en deux parties. Un cimetière réservé aux femmes, et dont les sépultures ont livré outre des squelettes, de nombreux bijoux en or. Une partie était également réservée aux hommes. Les tombes, plus grandes que celles des femmes, renfermaient des haches, des fibules, des flèches et des lances. On retrouvera, également, dans l’un des tombeaux, un casque en fer, rarissime puisque tous les exemplaires exhumés à ce jour sont en bronze. C’est aussi à l’occasion de ces fructueuses fouilles que l’on a mis à jour un four à chaux de l’époque romaine.

La seigneurie principale du village de Trivières fut la propriété de plusieurs grandes familles. Les familles de Trivières, de Namur (1400), de La Hamaide (1670), de la Barre (1740), de van Brocchem, de Looz de Corswaren (1754) et de Wolff de Moorsel (descendants directs des rois d’Irlande) se succédèrent à la seigneurie de Trivières qui devint par la suite baronnie. Outre cette importante seigneurie, il existait également à Trivières de plus petites mais tout aussi intéressantes dépendances. Citons, par exemple, le fief de Solis, la seigneurie de Rebecq et les possessions foncières de l’abbaye de Saint-Feuillien du Roeulx.

Le sous-sol de Trivières était très riche en houille; son exploitation fut concédée, en 1786, à la Société de Saint-Denis-Obourg. Par la suite, le charbonnage de Trivières fut vendu à la Société du Bois-du-Luc, qui en conserva les concessions jusqu’en 1822. L’exploitation avait lieu en différents puits répartis sur l’étendue communale; le plus important de ces puits est celui du Quesnoy qui était relié à Bois-du-Luc par une voie ferrée.
Outre l’industrie charbonnière, Trivières comptait plusieurs brasseries et un petit atelier de construction.